Je ne suis pas une missionnaire: je ne suis pas là pour prouver quoi que ce soit. Je ne transcenderai pas mon moi dans un quelque chose. Peut-être que je m'imbriquerai sans trop de fêlure dans une quasi-normalité, continuant de droguer mon doute. Big deal. Personne manque rien. Le bonheur n'est pas circonstanciel. Je dis ça et pourtant ça foisonne au dedans, ça n'arrête pas, et malgré tout, tout résonne et chante. Les couleurs, l'odeur savonneuse et sucrée des pivoines de Notre-Dame de grâce, l'accent épais comme une confiture de cassis du tenancier georgien de l'épicerie russe, les courbes des autoroutes et des viaducs, les diagonales qui se jettent avec élan et sans bouger dans mes yeux... Ça m'habite; ça s'infuse et ça s'osmose à travers mes membranes névralgiques et ça créer des danses de pensées. Ça me rend je ne sais quoi, c'est suffisant...? Tant pis pour l'existencialisme! Je continuerai d'être un possible, juste une tangente, je crois au vrai du jamais-fait, tant et aussi longtemps que. Dormante. A Phenomenal Cat. Un peu amoureuse, très bien toute seule; dans un cubicule, libre à l'intérieur. Avec mes bidies dans un bain neuf, rutilant, un bijou opalin et irradiant. Une tasse de thé et un disque de Pink Floyd, je suis au comble de la satiété. Satiété du petit et ordinaire. Mon ambition catatonique. Une petite pillule à chaque matin pour rester exactement au même endroit que la veille, super, surplace. Mes perles de dragon deux fois par jour; BAP qui blaste dans mes écouteurs, ça ou bien Joy Division/Ladytron/Weezer/Neutral Milk Hotel/The Kinks. Toujours toute dans l'instant, volatile. -L
N'importe quoi.
Si vous trouvez que je suce, allez voir comment eux phellationnent.