Mes vingt ans approchent. Ils seront là lundi, comme ta mère qui arrive dans ton appartement crasseux. Le temps de l'irresponsabilité excusable est finie: j'entre maintenant dans l'irresponsabilité mon excusable. Car une décennie de plus, au point de vue social change tout: et malheureusement, la vérité partageable reposent sur les normes universelles.
Toutes ces chansons sur les vingt ans...
Et oui, je suis au point culminant du corps, au paroxysme de la luciditée, en pleine euphorie active agressive. Une tornade qui nettoie et cautérise à fond. La dépression a ça de bon, elle fauche dans le nauséabond (le bon nauséeux finalement). Même si ce renouveau commence à être lassant de par sa fréquence, j'aime évacuer tout ce qu'il y a de pourri brutalement, d'un coup. Renouer aussi, même si ça prend plus de courage.
Dernièrement, j'ai commencé à comprendre cette évidence, c'est que la bontée et le vrai ne résident pas dans la façon d'être. La façon d'être est une stratégie, quelque fois gagnante ou à parfaire; elle nous rend abordable à autrui, ou invulnérable, selon le choix. Notre vrai visage est déduisible de nos actes; car c'est à ce moment-là, dans nos décisions, que nous montrons ce qui prime le plus.
J'en ai-t-y connu moi des donc-cool, donc-fin, donc-drôles qui étaient des égoïstes finis, quand le moment vennait de passer au concret.
Et inversement, je connais de charmantes bitch (bonjour les chèvres) qui sont réelles et cohérentes dans leurs entrailles (le pancrate à la bonne place).
Sinon, le quarante heures semaine prend son péage, mais ça a du bon.
-L