Finalement, avec mon thé russe, le joli boulanger polonais, mes garçons contradictoires, mon augmentation à 112.5mg d'Effexor, mes cahiers, la béennecul, Tenessee Williams, Céline, Jean Genêt, Tardi, Duras, Crépax, ma chatte qui me rapporte des nids de nouille dans ma chambre, mes amis qui se tordent quand une autre amie raconte que la ville est petite parce qu'ils reviennent d'une expo et que mon Cul was there 2005...
Finalement quand je regarde mes dessins qui traînent, mes intrigues qui reprennent, les gens qui veulent que je fasse des choses...
Et la ville qui me protège, Sublime Montréal, elle vous éloigne tous de sur mon passage, moi, la dernière ingénue de l'île...
Finalement, avec ma dépendance qui sèche, ma bouche qui se ferme, mes oreilles qui s'ouvrent, ma mémoire qui reprend du service...
Finalement, avec un ex-exilé du Eiffelqu'u qui me verse la vodka gratiss juste parce que, peut-être, il sent qu'à 20 ans je suis déjà vidée de la jeunesse...
Finalement, être hors des écheveaux strangulateurs du filet-working...
Ben finalement, j'ai pas l'air de manquer grand chose.
Étendue sur la douce beauté du monde, respirer leurs airs, les yeux englués sur le ciel, il fait tiède, il fait bon... Serais-je, enfin, vraiment nue?
Est-ce que je me suis débarrée?
La dispersion rend la vie intéressante.