Je regarde l'échec en face et mon affaissement m'empêche de frémir. Tas de boue: pas d'intervalle entre les deux extrêmes de la chute (assez bon roman d'Hélène Lebeau, check it out), je m'applatit et je marre, je suis vautrante, roulez vous en moi.
De plus en plus végétale, exclue, morte et libre; Petite Feuille continue son envolée frénétique, victime du rapt des grands vents d'automne.
La beauté des jours et le reste me font pleurer, je regarde le mouvement magistral, presque signifiants des arbres, les changements de lumière entre l'or lourd du soleil automnal et les gris moites, émotifs de toute cette eau chariée par le ciel saisonnier. La mélopée obsédante de Frisson (par Books on Tapes, check it out) caractérise à la perfection ce maëlstrom indéfinissable de mélancolie, de fatigue, de stress, de temps fraîchi, de chandails chauds, de sensualité impossible à satisfaire, d'amours déçus, de vieux souvenirs rôdants de façon circonspectes, de faim, de dégoût de soi, de la Beautée si Grande de Tout, non atteinte par ma misère et ma laideur.
Oh la gravitée est toute puissante. Je famine constament mais lorsque je me restaure je suis immédiatement rassasiée, peu importe la quantitée. Puis, re-faim. Estomac contracté.
Cernes, traits tirés, teint gris, où est mon parfait teint de rose anglaise?
Pas mal tannée de tout le monde. Un petit rien particularisé d'irritation pour tout un chacun, la réaction est universelle mais l'agacement personalisé selon l'individu.
J'essaie très fort de ne pas retomber en dépression, en tentant la discipline et le bon régime de vie, mais c'est plus fort que moi. Je pleure tout le temps, je fatigue. Je, lymphe.
Ai séché l'école.
...Ok je la remettrai pas la putain d'animation de l'oiseau là!
Je dormirais tout le temps. J'ai envie de tout sacrer là. Je veux ma maman.
ah. marde.