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Les gélules sont les liens. Genre.

Indiscrétions
12/09/2005 @ 20:59

Je m'en allais donc gaiement, portée par mon pas allègre et rapide, un petit sac de papier brun à la main. Je me dirigeais ainsi vers le CLSC des faubourgs, et le petit sac de papier brun contenait d'autre petits sacs, en plastique ceux là; dans ces derniers, il y avait des échantillons de ma substance et de ma chair génitale; ces échantillons étaient dans des petits contenants cylyndriques en plastique.
Beaucoup d'emballage finalement; vous êtes habitués, avec moi.

Ainsi j'arrive en ces lieux, toute fière de ma cargaison, toute rengorgée dans ma joliesse de ce matin-là, pleine d'espoir finalement, entendant raisonner tel le clairon de la gloire la voie de ma gynécologue qui dit "tiens! ça se passe mieux que d'habitude, non?" et moi d'énoncer, non sans une pointe de vanitée, le sommaire artificiellement sobre de mes bonnes fortunes.
Un milieux de place. Je m'y plante solidement, très crédible dans ma résolution aux souliers d'écolière. Des gens parlent à d'autre, ce sont des conversations un peu raide, puisqu'une paire de ces interlocuteurs sont derrière une verrière. J'entend ce qu'ils disent, bien que selon le serment d'Hipocrate, les informations ainsi que l'histoire médicale d'un patient soient confidentielles, personne ne fait mine de vouloir me cacher des choses (une chance pour eux). Enfin c'est des infimières: elles peuvent bien jacasser tout leurs saouls, l'honneur des médecins est sauf. Quant au patients, a-t-on jamais vu des cobayes faire autant de bruit!
M'enfin.
Donc, elle ne se gêne pas.
À preuve, une blondinette léchée conventionellement, juste assez belle et assez naze pour ne pas attirer l'attention, très comme il faut, quoi, me hurlait presque à la figure que l'autre demoiselle assise devant elle était enceinte, qu'elle voulait se faire avorter, et qu'elle n'avait pas de carte d'assurance maladie; "Ouin? qu'ess' j'fais avec ça moi là, là, a'voudrait parler à quelqu'un genre.. non non jte DIS qu'elle veut pas le garder, LÀ..."
Je ne nie pas que j'avais envie de le savoir. Mais bon. Ça manque de proffesionalisme.

Autres nouvelles.

Je connais une paire d'amant qui exsudent tellement de sensualité, qu'il est troublant, voir même excitant, d'être près d'eux. Une entente aussi parfaite, une complicité de la chair aussi palpable, ça créer une espèce de plaisir communiquant; l'individu tiers peut en être, comme un voyeur, comme un poervers qui se frottent aux inconnus dans les transports publics. J'aime à respirer dans leur athmosphère, j'en sors troublée, sous le charme du regard bistré de la demoiselle cachant sa nudité parfaite dans les draps et de l'odeur du monsieur chaud qui en sort pour me faire une platonique accolade. Je connais leur pouvoir et je ne pourrait y résister: j'ai peur, et en même temps j'ai envie de signer ma reddition. Quand même. Je reste alerte.

Quelle fatigue... 27 heures de cours et 15 heures de travail...


N'importe quoi.

Si vous trouvez que je suce, allez voir comment eux phellationnent.

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